SMAM - Syndicat Mixte pour l’Aménagement du Morbras
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Restauration d'une zone humide - Démantèlement du dégrilleur de l'Etang du Coq - Fin des travaux

L’opération N°8 du Programme d’Aménagement du Morbras (enlèvement du dégrilleur de l’Etang du Coq) est terminée.



En 1986, lors de la création de l'Etang du Coq par le Syndicat, un dispositif de dégrillage avec deux bassins de décantation avait été mis en place pour bloquer les éléments polluants transportés par le Morbras (plastiques, etc.) avant leur entrée dans l'Etang. Cet ouvrage a cependant rapidement montré son inefficacité.

Depuis, une zone humide présentant de nombreux intérêts floristiques et faunistiques s'y est développée.




Historique

Le dégrilleur en 2003, obstrué par l'accumulation de déchets et débris végétaux
Le dégrilleur en 2003, obstrué par l'accumulation de déchets et débris végétaux
A la suite d'une forte crue du Morbras, ce dispositif d’enlèvement des déchets flottants appelé "dégrilleur" fut naturellement déconnecté du cours d'eau. En effet, lors de cet événement, le Morbras a repris son lit naturel, finissant par contourner l'ouvrage de récupération des déchets.

Le dégrilleur en 2009 : A cette époque, le Morbras a repris son lit d'origine et le dispositif est inopérant
Le dégrilleur en 2009 : A cette époque, le Morbras a repris son lit d'origine et le dispositif est inopérant
Il était devenu nécessaire de l’enlever pour restaurer le caractère naturel du site, situé au milieu d’un bois fréquemment inondé par les eaux du Morbras et qui accueille de plus en plus d’espèces patrimoniales, signes de la richesse de notre biodiversité environnante.

Aujourd’hui, les déchets sont stoppés par un barrage flottant entretenu par l’équipe du Syndicat à raison de deux interventions par semaine.



Barrage flottant en amont de l'Etang du Coq
Barrage flottant en amont de l'Etang du Coq

Descriptif des travaux de démolition et de renaturation du bras de déchargement du Morbras

Enlèvement des parties metalliques
Enlèvement des parties metalliques
Novembre 2013 : Début des travaux de démantèlement. Les parties métalliques sont enlevées à la disqueuse et au chalumeau




Est venu ensuite le travail des pelleteuses pour supprimer le canal d'amené du Morbras qui était constitué de blocs de béton armé (90m3)

10 jours ont été nécessaires pour supprimer l'ensemble de l'ouvrage et atteindre la zone humide adjacente.

Le nouveau bras de déchargement présente un lit constitué d'un mélange de terre-pierres. Il permettra, à terme, le développement des hélophytes (plantes de milieu humide) ce qui limitera les érosions de berges et favorisera l'implantation de la biodiversité. Celles-ci seront plantées par l'équipe du Syndicat au cours du mois d'avril.

La protection des talus a été réalisée grâce à un géotextile biodégradable en fibres de coco. Un ensemencement "spécial berge" a été effectué pour favoriser la reprise des végétaux et limiter les risques de ravinement.

Une visite au cours de l'été sera l'occasion d'apprécier le retour d'une nature généreuse et fonctionnelle sur un site autrefois artificialisé.

La restauration de la Zone Humide

En aval du dégrilleur, l'ouvrage était composé de deux bassins de décantation qui permettaient initialement de retenir les sédiments, réduisant ainsi les apports dans l'Etang du Coq.

Ces deux bassins ont rapidement été colonisés par la petite faune et de nombreuses espèces végétales typiques des milieux aquatiques (prêles, joncs, carex, etc.)

Afin de permettre aux engins de chantiers de travailler dans les meilleurs conditions et compte-tenu de la période de travaux, il a été décidé au cours de l'hiver 2012-2013, que l'équipe du Syndicat réaliserait l'ouverture du site (abattage, taille, broyage des branches, mise en tas du petit bois,
récupération des billons, valorisation diverse,...).

En ouvrant le milieu, l'accès des pelleteuses fut ainsi facilité et les travaux de retalutage des berges ont pu commencé au cours du mois de décembre 2013.
Notons que la période avait été volontairement choisie afin de limiter les impacts des travaux sur la biodiversité. En hiver, une grande majorité des petits animaux et la plupart des plantes sont en dormance, c'est pourquoi il s'agit de la période la plus favorable pour ce type d'intervention.

A la mi-janvier, l'ensemble de la zone humide était restaurée. Seulement 1/10 de cette zone fut impacté par le passage des engins dont les accès avaient été limités.
Certaines zones ont fait l'objet d'interdiction totale de passage et/ou piétinement afin de protéger la banque de graines et de bulbes présente dans le sol (cas d'une espèce d'orchidée et d'une espèce protégée régionalement, la Cardamine impatiens).


Finalement, les travaux se sont achevés par la pose d'un géotextile en fibre de coco, destiné à conforter les berges en attendant la repousse des végétaux.
Les pluies de ces derniers jours donnent un bel aperçu de l'étendue sur laquelle s'étendra prochainement cette zone humide.

Des inventaires sont prévus au cours des prochaines semaines afin d'étudier l'impact de cet aménagement sur la faune locale et plus particulièrement sur les amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons et salamandres).

Jeudi 20 Mars 2014
Mathieu Trotet